Prix affiché en agence ou prix payé chez le notaire ?
Altivestir ne publie que le prix acté, celui qui figure dans la mutation enregistrée par la DGFiP. Le prix affiché en vitrine est une demande du vendeur, pas une transaction : sur les stations les plus tendues, l'écart entre les deux atteint couramment 15 à 25 %.
La conséquence est directe et rarement dite : un rendement locatif calculé à partir d'un prix de vitrine est structurellement surestimé, puisque son dénominateur est faux. C'est la raison pour laquelle le simulateur du site part du prix acté et non d'une annonce.
Comment lire la qualité d'un point de prix
Chaque point de série porte deux informations que les comparateurs publient rarement : son nombre de ventes sous-jacentes et son niveau de qualité. Sur l'ensemble des séries publiées, 99 % des points reposent sur un échantillon suffisant pour être lus directement ; les autres sont marqués comme estimation ou petit échantillon.
Un point signalé comme estimation reste affiché plutôt que masqué : le retirer donnerait l'illusion d'une couverture homogène. Il ne doit simplement pas servir de base à une décision d'achat, et c'est écrit sur le point lui-même dans l'explorateur.
Les prix en station montent-ils encore ?
Sur la profondeur disponible (2014-2026), la progression médiane des stations suivies atteint 53 % dans les actes. Cette médiane masque deux régimes opposés : des villages reliés à un grand domaine qui doublent, et des stations d'altitude déjà chères qui reculent d'une année sur l'autre.
Un millésime isolé ne suffit jamais à conclure à un retournement. C'est précisément pourquoi les séries de cette page remontent à 2014 plutôt que d'afficher la seule dernière valeur, comme le font les baromètres de portail.
D'où viennent ces chiffres, et ce qu'ils ne couvrent pas
Les séries proviennent des Demandes de valeurs foncières (DVF/Etalab, DGFiP), agrégées par mutation pour exclure les ventes en bloc, les mutations mixtes et celles portant sur plus de cinq locaux. Les valeurs publiées par des sources professionnelles ne servent que là où l'échantillon DVF est insuffisant, et sont alors signalées.
Trois limites doivent être connues avant d'utiliser ces chiffres. DVF est une fenêtre glissante : les millésimes les plus anciens cessent d'être redistribués, ce qui borne la profondeur des séries. Ensuite, ces médianes sont communales : elles ne séparent pas le pied des pistes du bas du village, alors que les deux ne se vendent pas au même prix. Enfin, la base enregistre une surface et un montant, jamais l'état du bien : un logement rénové et une passoire thermique entrent dans la même médiane.